BIENVENUE !

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Pour cette deuxième saison, les Télé-Graphistes se sont lancés dans une nouvelle expérience : le récit à plusieurs voix. Huit histoires se sont construites progressivement, chacun, selon les mois, ajoutant un nouvel épisode à l'un des récits. Ainsi, chaque Télé-Graphiste aura participé à l'avancée de chaque texte.

Vacances assurées


1
   Quand vient la fin de l’été, le vent amène un peu d’humidité dans l’air. Les premières feuilles ne sont déjà plus vertes. Certaines ont déjà lâché prise sur leur branche et vont commencer à joncher un sol desséché par les chaleurs estivales. Dans les arbres les oiseaux tapissent leur nid de plumes légères en prévision des premiers froids. Les jours ont raccourci, les cigales se sont tues, les nanas ont remis leur soutif, c’est l’automne.
Quand vient la fin de l’été et que les écoliers ont retrouvé leurs bancs, c’est aussi l’ouverture du rituel de retour de vacances au bureau. Tous les ans à cette époque se déroule un même scénario. Tout commence par un pseudo-discret concours de beauté. Chacun s’attache à une mise en évidence calculée mais prétendue involontaire de son bronzage. Malgré une baisse sensible des températures, les robes restent sans manches et les couleurs claires sont semble-t-il de rigueur. Tout le monde sait bien que cela ne va pas durer, aussi les crèmes et l’autobronzant sont chargés de prolonger l’illusion et le rêve.
L’autre facette de cette comédie est moins réjouissante. Cette année c’est Muriel qui a déclenché le processus en laissant traîner sur son bureau l’enveloppe négligemment ouverte de ses photos de vacances. Ca y est on va y avoir droit. On croyait en avoir fini avec les séances diapos, mais nous y revoilà avec les fonds d’écran et les récits palpitants des congés d’été. Le pire est à venir puisque Françoise ne rentre que lundi. Depuis quatre ans elle passe ses vacances dans le même camping mais un compte rendu détaillé, photos des gamins à l’appui est inévitable. Jean Claude à beau la chambrer en s’extasiant sur l’évolution de la petite dernière et les magnifiques couchers de soleil sur les tentes, elle ne nous prive jamais des détails de l’arrivée des méduses ni des concours de châteaux de sable.
C’est fou comme ça balance dans les assurances. Vivement lundi. C’est le jour de la réunion des chefs de service, on ne
sera donc pas dérangés pendant le numéro de duettistes de Françoise et Jean Claude.

Muriel, elle, a passé sa villégiature en Inde. Elle a échangé sa maison avec un couple de riches propriétaires de Delhi. Avec son gamin d'à peine quinze ans, ils ont emmenés la copine vieille-fille, histoire d'occuper la chambre d'amis comprise dans l'appartement. Aucun d'entre eux ne connaissait le pays mythique. Ils n'y retourneront jamais ensemble. Une vraie catastrophe. Pas avec les « si charmants indiens » non. La crise est née dans la micro cellule familiale ainsi créée le temps d'un été. Si le pire n'est pas toujours sûr, c'est qu'ils ont bien failli s’entre-tuer. Avec l'absence de père à la maison, il faut dire que Thomas n'est pas le garçon le plus au fait des conventions sociales qui s'appliquent aux familles bourgeoises. Quand il arrivait pour le petit déj sans dire bonjour à la copine Marie, c'était le signe d'un début de journée tourmentée. « Non mais il se prend pour qui le petit morveux ? Il pourrait avoir un minimum de correction. Tu as oublié de l'éduquer ? » Cette dernière phrase, Marie aurait pu la garder pour elle. Muriel est du genre susceptible. Au boulot, impossible de la vanner sans risquer l'explosion. Marie avait oublié ce détail, ne la côtoyant plus au quotidien.
« Personne n'est à la hauteur pour éduquer un gosse de nos jours. Et tu crois que tu aurais pu y parvenir, toi qui ne parviens même pas à garder un mec une semaine ? »
Rires nourris dans le bureau. Les collègues reconnaissaient bien Muriel et ses réparties bien senties. La suite du séjour s'était déroulée entre visites de temples et safaris dans les échoppes odorantes. Impossible à Marie de se remettre d'une aussi rude altercation. Elle a boudé tout du long. Incapable de se défendre, elle est restée interdite devant les propos de son ancienne amie. Elle a squatté sa chambre climatisée. « Au moins les Indiens ont échappé au pire. Elle était prête à tout pour se taper un petit hindou. Raté ! » lança méchamment Muriel à ses collègues. La relation amicale s'était achevée sur cet amer constat de la violence des échanges entre occidentaux, même au milieu d'un pays de moussons... La compagnie aérienne avait un peu rechigné à leur attribuer des places séparées dans l'avion mais le jeune et ténébreux steward avait fini par
s'exécuter en croisant le regard de furie d'une Marie décomposée et – plus que jamais – délaissée.
L'histoire a passionné tous les collègues. Au déjeuner, on demandait encore si Marie avait conclu avec le steward.

La semaine se déroula sans plus d’intérêt. Et pendant ce temps là l’humidité de l’air de plus en plus prégnante fût bientôt balayée par de fortes rafales de vent qui firent place à leur tour à des trombes d’eau. C’est dire l’ambiance maussade au fil des jours, devant la machine à café installée dans l’unique pièce « fumeur ». Et là, dans cette atmosphère enfumée et nicotinique imposée aux purs amateurs d’arabica, les échanges s’orientaient uniquement vers le prochain sacro-saint week-end salvateur.
Le Lundi suivant, le retour de notre mère courage, Françoise, ne vint pas réchauffer l’atmosphère de rentrée. La réunion hebdomadaire avec son homologue Jean-Claude, qui avait perdu pour l’occasion son sens de l’humour, fut assez houleuse. Muriel décida donc de déjeuner dehors avec Françoise. Les deux femmes s’appréciaient suffisamment Ainsi, régulièrement elles partageaient des pauses déjeuners agréables, dans une des nombreuses brasseries du quartier. Au fil des déjeuners s’était imposée une règle tacite. On ne parlait jamais boulot.
Ce jour là la pesanteur laborieuse qui les accablait était sensible. Leur choix se borna à la pizzeria la plus proche. Pourtant dès leur arrivée, les sourire étaient sur leurs lèvres ruisselantes de pluie. Inévitablement les vacances de Muriel furent au cœur de la discussion. Muriel accablait Marie de tous les maux. Elle la rendait responsable d’avoir tout gâché en l’insultant. Malgré les interventions de Françoise en ce sens, jamais elle ne se remettait jamais en cause, elle campait sur ses positions. Sous ces traits stricts « bon chic bon genre » elle était réellement dépassée dans son rôle de mère. Protégeant Thomas, elle niait un manque de compétences évident. Quant à Françoise, elle était une vraie intellectuelle. Elle occupait un poste à responsabilité bien en deçà de ses réelles compétences. Son manque d’autorité et d’ambition personnelle expliquaient en partie sa position stagnante au sein de la Compagnie. En parallèle de ses études de Hautes Finances, elle avait préparé une thèse de psychologie qu’elle n’avait jamais soutenue. Et elle était mère de jumeaux pré-adolescents et d’une superbe petite chipie de quatre ans. Souvent sa collègue la faisait gentiment sourire.
Tout en écoutant les litanies de la pseudo aventurière, Françoise pensivement regardait les hallebardes s’écraser sur le toit des véhicules garés le long du trottoir. Un long frisson lui parcourut l’échine dû à l’atmosphère mouillée. Quand un couple essoufflé par leur course, sous un parapluie commun, se précipita et s’abrita sous le store du restaurant. Le frisson laissa place à un sourire attendri. Cette femme et cet homme semblaient ne plus vouloir stopper le langoureux baiser qu’ils échangeaient. Muriel voulut comprendre la signification des successives expressions qui traversaient le visage de Françoise. Curieuse elle se retourna. Tout-à-coup, elle blêmît et retint un petit cri. Dans le même temps plusieurs voitures de police tout sirène hurlante stoppèrent au niveau des amoureux. Les policiers entrainèrent rapidement le couple dans leur voiture et démarrèrent aussi vite. Les deux femmes restaient interdites derrière la vitrine.

4
- C’est palpitant dit Françoise...c’est un remake de Bonnie et Clyde... Où est la caméra ? J’aurais bien aimé être à la place de la jeune femme, il l’embrassait avec une telle passion.
Muriel lui fit face :
- Ce n’est pas du cinéma...on est dans la vraie vie...
- Qu’est ce que tu racontes ? En plus t’es toute pâle et tu sembles être tétanisée, reprit Françoise...
- La fille je la connais, c’est Marie avec qui je suis partie en Inde et dont je viens de te parler et le garçon, je crois avoir reconnu le steward qui était dans l’avion, reprit Muriel.
- Tu te trompes dit Françoise, tu as mal vu et en plus tu ne vas pas bien. Et si c’est bien elle, tu ne vas pas la plaindre après tout ce que tu m’as raconté sur son compte.
- Tu me fatigues, je rentre, j’ai besoin de réfléchir. Elle demanda la note et après l’avoir réglée, regagna le bureau. Françoise la suivit un peu boudeuse mais excitée et avide d’en savoir plus.
La machine à café allait reprendre des couleurs. A peine étaient-elles entrées dans le bâtiment que Jean Claude se précipitait sur Muriel. Il y a deux types de la police qui te cherchent. Je les ai fait patienter dans mon bureau.
-Tu es sûr, deux types de la police ? reprit Muriel. Jean Claude nota qu’elle était très pâle et tendue. Si tu veux je t’accompagne, lui dit Jean Claude.
- Non je te remercie, je suis assez grande et je n’ai rien à me reprocher.
Muriel entra dans le bureau, salua les deux hommes qui s’assurèrent de son identité.
L’un d’eux lui posa quelques questions à savoir si elle connaissait Marie Dufour et son compagnon, un nommé Ray Durace.
Muriel répondit connaitre Marie, sa meilleure amie avec qui elle s’était chamaillée il y a quelques temps lors d’un voyage en Inde. Quand au garçon, elle ne le connaissait pas.
Alors le policier, un sourire narquois, reprit et lui demanda si elle avait bien emprunté récemment un vol Air India en provenance de Dehli.
- Oui bien sûr, répondit Muriel. J’étais avec mon fils et Marie mon amie.
Le policier lui dit « Madame je vous arrête pour trafic de drogue. Vous allez être déférée auprès d’un juge d’instruction »
Muriel sentit ses jambes défaillir et balbutia quelques mots « Vous faites erreur, je ne comprends rien à ce qui se passe. Vous ne pouvez pas m’arrêter comme cela, je n’ai rien fait ».
Pendant ce temps, dans les bureaux, les nouvelles allaient bon train. Françoise, habituellement discrète dans le cadre de ses fonctions, se sentait des ailes. Chacun poussait la porte du bureau pour en savoir plus sur cette affaire et elle ne ménageait pas ses effets quitte à rajouter quelques détails.
Le policier coupa court aux arguments de Muriel et lui passa les menottes. Il ouvrit la porte et la poussa dans le couloir. Françoise baissa la tête et Jean Claude lui fit un clin d’œil
doublé d’un sourire timide du genre « on a les amis qu’on mérite ».
Muriel fut poussée dans une voiture banalisée, sous une pluie battante et dans un clair obscur digne d’un roman de Simenon.

- Reprenons, Madame. Vous avez séjourné le mois dernier en Inde, en compagnie d’une amie et de votre fils Thomas, n’est-ce pas ?. Quel âge a-t-il ?
- Il vient juste d’avoir 15 ans.
- Et avec cette Marie, quels rapports sont les vôtres ?
- Nous nous connaissons depuis plusieurs années et comme la location que j’avais réservée pour les vacances comportait encore une chambre libre, j’ai proposé à Marie de nous accompagner.
- Vous m’avez dit avoir eu des difficultés avec cette personne.
- En fait, tout est parti de son attitude avec mon fils. Marie est célibataire et n’a pas supporté que mon fils n’ait pas
pour elle des égards suffisants. Vous savez, l’adolescence...
- Vous avez passé tout votre temps tous les trois ensemble malgré ces tensions ?
- A vrai dire, pendant les derniers jours, Marie a refusé de nous accompagner et j’ai donc surtout été avec mon fils.
- Il vous a accompagnée partout ? Pour un adolescent ce n’est pas très drôle de toujours suivre maman...
- Heu...oui... Thomas vit seul avec moi et n’a pas l’habitude de... Enfin, le soir, parfois, il descendait faire un tour. C’est bien compréhensible. Mais qu’est ce que c’est cette histoire de drogue ?
- Madame, la douane à votre arrivée à trouvé dans les bagages de votre amie des produits interdits. Selon la procédure habituelle, les sachets litigieux ont été confisqués et vous avez fait l’une et l’autre l’objet d’une
filature qui nous a conduits à vous interpeler. Sachez par ailleurs que votre amie et le steward qui l’accompagne ont été arrêtés et que mes collègues recueillent actuellement leurs aveux.
- Mais ce n’est pas possible. Marie est une femme plutôt du style vieille fille, elle a une vie très calme et je ne peux pas imaginer.
- Quant à nous, nous n’imaginons rien, nous constatons et voulons en savoir plus. Votre fils est en classe, aujourd’hui, n’est ce pas ?
- Oh non, Thomas ne peut rien avoir à faire avec tout ça. Ce ne peut être qu’une erreur.
- Les faits sont là, madame. Et il y a toujours une première fois. C’est ce que nous allons éclaircir. D’ailleurs le contenu de l’appareil photo de votre fils, dupliqué lors de votre passage en douane, devrait nous apporter des éléments intéressants.

Muriel réintégra sa cellule de garde à vue, en proie au plus terrifiant des tourments. Elle croyait devenir folle, vit sa vie et celle de son fils broyées par les rouages d’une machine judiciaire corrodée par le malentendu, imagina dormir toujours et cauchemarder, pria pour reprendre le cours de son existence exactement là où elle semblait s’être arrêtée. Elle jura de ne plus jamais se plaindre, de prendre la vie comme elle vient, de devenir plus gentille avec ses amis, ses voisins, ses collègues, de commencer à donner aux plus pauvres et de se réconcilier avec l’oncle Paul pour peu que l’erreur fût reconnue très vite, là, maintenant. Elle pensa à son fils et se mit à pleurer.
Un policier la sortit de la cellule pour la ramener sans un mot dans le bureau de l’inspecteur. On la fit asseoir face à lui tandis qu’il compulsait des papiers sans un regard pour elle. Une éternité passa avant que la porte du bureau ne s’ouvre à nouveau. Marie entra, menottée à un policier. On la fit asseoir, elle aussi. Elle non plus ne regardait pas Muriel. Elle avait pleuré également.
L’inspecteur, après une seconde éternité, posa ses papiers et s’adressa à Marie :
- Madame, voulez-vous répéter ce que vous m’avez dit lors de notre dernier entretien ?
Les lèvres de Marie tremblèrent, et ses yeux se remplirent de larmes.
- Mon amie et son fils n’ont rien à voir dans tout ça, dit-elle dans un souffle, j’ai tout inventé ! Je croyais que si je partageais la responsabilité du trafic, ma peine serait moins lourde ! Mais ils n’ont rien à voir là-dedans, je le jure ! Oh, Muriel, me pardonneras-tu un jour? ajouta-t-elle avant d’éclater en sanglots.
L’inspecteur fit un signe au policier, et Marie fût ramenée dans les limbes judiciaires, pour toujours loin du regard de Muriel.
- Madame, dit l’inspecteur à Muriel, votre fils et vous êtes libres. Je vous demande néanmoins de rester à la disposition de la police.
Le cauchemar venait d’éclater, tel une bulle. Et c’est comme dans un rêve que Muriel récupéra son fils, apparemment pas plus traumatisé que cela par l’expérience. Comme dans un rêve, Muriel rentra chez elle avec l’adolescent qui se précipita sur son ordinateur pour narrer son aventure sur les réseaux sociaux ; comme dans un rêve, Muriel se prépara un thé très fort, le but, prit trois somnifères et se coucha jusqu’au lendemain avec l’espoir que s’évanouisse l’étrange irréalité de cette journée presque uchronique. Tout était bien. Elle allait recommencer à vivre, elle allait commencer à vivre pleinement.
Tôt, le lendemain, son portable sonna. Son collègue Jean- Claude voulait prendre de ses nouvelles.
- Je suis ravi pour toi, lui dit-il après que Muriel lui eut relaté son aventure jusqu’à l’heureux dénouement, mais j’ai une mauvaise nouvelle : tu es renvoyée.
Incrédule Muriel se prépara en hâte bien réveillée maintenant malgré les somnifères pris la veille. Elle qui démarrait habituellement la journée lentement et prenait le temps de s’assurer que tout était en ordre avant le départ de son fils au lycée, aujourd’hui il lui fallait absolument arriver au bureau avant tout le monde pour tirer cette affaire au clair. Elle ne tenait pas à traverser les couloirs en devant donner des explications à chaque porte, explications d’ailleurs qu’elle n’avait pas, espérait bien obtenir, et c’était bien là son principal objectif.
Première étape, le bureau de Jean Claude pour en savoir plus avant d’affronter son chef de service. A cette heure d’arrivée inhabituelle, pas encore de Jean Claude. C’est donc dans son bureau que Muriel alla se réfugier en prenant soin de refermer la porte.
Sur son téléphone un post it de son chef, bien en évidence, indiquait «Dès votre arrivée, passez me voir». Il était signé François Dubois ce qui montrait un caractère officiel de la part de quelqu’un qui signait d’ordinaire ses messages d’un simple François. ça sent réellement le roussi pensa Muriel dont le cœur battait de plus en plus fort.
- Muriel, je n’irai pas par quatre chemins. Cette descente de police dans notre cabinet a fait grand bruit non seulement dans l’ensemble du personnel mais aussi dans le quartier lorsque vous êtes sortie menottée. Cela nuit évidemment à l’image de nos assurances et à l’ambiance de travail. Vous avez bien sur toute ma confiance, mais tant que cette affaire n’est pas terminée il serait bon que vous vous teniez à l’écart de nos activités. Notre directeur général m’a donc demandé de vous suspendre pour un mois.
Soupir de soulagement de Muriel. Finalement Jean Claude a exagéré en parlant de renvoi. Ce n’est pas plus mal pensa Muriel. Je vais pouvoir souffler un peu après ces émotions et reprendre ensuite calmement quand tout sera rentré dans l’ordre.
Libérée de ce poids Muriel rentra immédiatement chez elle et fut surprise d’y trouver Thomas quelle croyait parti au lycée.
- Au moment où j’allais sortir il y a eu une descente de police et une perquisition. La maison a été fouillée de fond en comble. Ils ont emporté ton ordinateur, toutes les photos de vacances et même l’appareil photo. J’ai appelé ton bureau mais tu n’étais pas à ton poste.
- Décidément on n’en sortira pas. Moi qui croyais que Marie m’avais complètement innocentée. Il faut qu’elle m’explique ce qui se passe.

7
Arrivée discrète de Marie au rond point du Parc de Montignac.
Françoise et Jean Claude sont déjà là, mais une troisième voiture les attend.
Un petit homme brun en sort et les rejoint. Surement Ray se dit Marie. Muriel arrive et confirme.
Soudain la situation prend une autre tournure ; au moment où Marie et Muriel s’apprêtaient à faire irruption au milieu du groupe, trois voitures de police les encerclent. Tout le monde se retrouve menotté et embarqué au poste, y compris Muriel et Marie. L’heure des explications à sonné.
La suite se passe dans le bureau du commissaire Navarin.
- Mesdames, vous êtes à nouveau libres. Monsieur Durace vous a innocenté. Il a effectivement profité du charme de son uniforme pour vous faire transporter sa livraison destinée au dénommé Jean Claude. Nous n’aurions jamais fait le rapprochement entre ces deux individus s’ils n’avaient tous les deux eu la même maitresse. C’est elle qui servait d’intermédiaire pour le transfert des payements. Les informations fournies par votre fils, Madame, nous ont été fort utile. Il faudra remercier ce garçon pour sa perspicacité.
Muriel jette un regard en coin à Marie complètement abasourdie.
Après un temps celle-ci se décide enfin :
- Finalement, il n’est pas si mal que ça ce Thomas.

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